Enseignements SP.I

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Présentation des enseignements SP.I 2018/19 (en cours de modifications)



Enseignements Fondamentaux (par ordre alphabétique / enseignants)


Sociologie politique/ L’analyse des mouvements sociaux et des actions collectives

Annie Collovald

Les mouvements sociaux occupent une place importante quoique paradoxale dans la vie politique des sociétés contemporaines. Conflits sociaux, contestations, protestations collectives, même si ces phénomènes sont critiqués et stigmatisés, même s’ils perturbent l’ordre politique établi par le recours parfois à des modes d’actions violents (séquestration, dégradations, affrontements avec les forces de l’ordre) appartiennent au répertoire de la démocratie. On voudrait dans ce cours à la fois en dresser un panorama historique et exposer les schèmes d’analyse mis en œuvre en sociologie de l’action collective pour rendre intelligibles leur émergence, leur dynamique et leur durabilité. Située au croisement de la science politique et de l’histoire, cette sociologie s’appuie sur un ensemble de concepts et d’outils méthodologiques que le cours présentera en en montrant les apports et parfois les limites scientifiques.

Epreuve écrite :  janvier 2019


Méthodologies du comparatisme

    Pascale Laborier  et Antonin Cohen

 La comparaison des modèles nationaux est devenue une norme dans différentes disciplines, en droit ou en science politique. Les enjeux de la comparaison sur le politique demandent à être situés dans leurs contextes d’énonciation. Ainsi l’objectif de ce cours sera de présenter les modèles de comparaison dont nous disposons tout en mettant en perspective leurs portées, mais aussi de les confronter aux recherches actuelles que leurs auteur.e.s seront invité.e.s à présenter.
Comparer c’est porter un regard particulier, décentrer  son point de vue, mais aussi établir une grille de la recherche en sciences sociales. L’analyse comparée des institutions est aussi appréhendée au prisme de la « politique par le bas », des études de cas, de l’histoire croisée, connectée ou globale. 
Epreuve écrite :   janvier 2019 


Séminaires de Spécialisation (en option)


L’espace des organisations internationales: le cas du HCR et de la gouvernance des réfugiés  Karen Akoka

Les organisations internationales sont devenues en l’espace d’un siècle des acteurs incontournables. Ce séminaire se propose d’explorer ces structures de la coopération internationale où se produisent des interactions, se nouent des liens d’interdépendance et où s’élaborent différents types de régulation à partir de l’étude de cas de l’organisation et l’action du Haut Commissariat pour les Réfugiés des Nations Unies (UNHCR). En plus de faire le point sur les connaissances relatives au HCR (les pratiques et les acteurs qui les façonnent, les contradictions et les tensions par lesquelles il est pris) ce séminaire propose une réflexion sur l’intérêt et la valeur ajoutée des différentes disciplines (histoire, sociologie, science politique, anthropologie) dans l’exploration de cette organisation en particulier et des organisations internationales en général. Ce séminaire propose une exploration de l’activité du HCR dans ces différents types de contextes permettant de dépasser l’image d’une organisation souvent perçue comme monolithique et dotée d’une certaine intentionnalité tout comme l’image du réfugié comme d’une catégorie homogène.


Approches transnationales de la sécurité : l’espace post soviétique   Anna Colin Lebedev

La désintégration apparemment pacifique de l’Union soviétique il y a presque trente ans a radicalement changé les équilibres politiques et la gestion de la sécurité dans les Etats d’Europe, d’Asie et du Caucase anciennement soviétiques, affectant également leurs voisins. Sur le plan institutionnel, outre des transformations de régime, on a assisté à des reconfigurations de partenariats, d’alliances et de rapports de pouvoir dans la région. Les années post-soviétiques ont aussi vu l’émergence – ou la réapparition – de tensions régionales, de conflits, de guerres, donnant parfois naissance à des Etats de facto. Les problématiques internationales de lutte contre le terrorisme ont également été réappropriées et instrumentalisées au niveau local. Après un aperçu général des reconfigurations politiques dans la région, le séminaire s’appuiera sur des études de cas portant sur des objets tels que la construction des ethnies et les conflits interethniques, les conflits armés sécessionnistes et les Etats de facto, la gestion politique des ressources énergétiques et naturelles, la place de l’islam politique dans la région, l’usage et l’instrumentalisation du concept de terrorisme.

Pré-requis du séminaire : capacité à travailler sur des textes académiques en anglais


Sociologies des champs : national / transnational , Antonin Cohen

Ce séminaire porte sur les usages multiples de la notion de « champ » dans les sciences sociales. Dans un premier temps, le séminaire reviendra sur la généalogie scientifique de cette notion et son opérationnalisation théorique par des auteurs aussi différents que Bourdieu, Curtis et Zurcher, DiMaggio et Powell, Fligstein et McAdam. Dans un deuxième temps, le séminaire proposera une palette de travaux récents utilisant cette notion pour appréhender des objets aussi variés que le mouvement antipornographie, l’État colonial, le mouvement LGBT, l’industrie du jeu (un choix sera ici proposé aux étudiants en fonction des intérêts et des curiosités). Dans un troisième temps, le séminaire s’intéressera plus particulièrement aux champs « transnationaux », proposant ainsi une réflexion sur l’articulation entre « le national » et « l’international » dans l’état présent de la mondialisation. Ce séminaire sur la sociologie des champs est directement complémentaire du cours sur la globalisation des élites.


Construction des savoirs et des technologies sur/dans le monde post-colonial   Marielle Debos

Le séminaire propose une réflexion et un regard critique sur la construction des discours, savoirs et des technologies produits sur et dans le monde post-colonial. Une première question a trait aux sources et aux méthodologies des savoirs académiques : qu’est-ce que l’ethnocentrisme à l’université ? Que signifie décoloniser les méthodologies et les recherches ? Qu’apportent les travaux sur la classe, le genre et la race dans les relations internationales ? Une seconde question concerne la production des discours experts sur le monde post-colonial. Comment sont produites les statistiques ? Comment les discours sur la « bonne gouvernance » ou la supposée « faillite de l’Etat » ont-ils été construits ? Par qui ? Avec quels effets sur les sociétés concernées ? Le séminaire interroge enfin la place des sciences et des technologies dans le monde colonial et post-colonial à partir des cas de la médecine, du nucléaire et des technologies d’identification biométrique. Comment l’Afrique a-t-elle été utilisée comme laboratoire ? Mais aussi : quelle est la contribution des acteurs des sociétés post-coloniales dans la production de nouveaux savoirs et de nouvelles technologies? 


Action publique, populations et territoires Béatrice Hibou et Pascale Laborier

Nous proposons dans ce séminaire d’articuler une réflexion méthodologique sur les territoires et les populations en nous appuyant sur des recherches comparatives en économie politique et en sociologie de l’action publique dans une perspective historique. Les exemples s’appuieront sur les recherches en cours menées dans les espaces sub-sahariens, maghrébins et européens. Cette année, l’entrée privilégiée sera centrée sur la fabrique des réfugiés, mais tout aussi bien leur endiguement. Nous interrogerons les contours de la catégorie, les dynamiques de production de populations potentiellement comprises comme des réfugiés, les stratégies de voilement ou de détournement de leur prise en compte, les dispositifs d’accueil et d’éloignement, etc.


Violences politiques et société   Sarah Gensburger    Gerome Truc  Sandrine Lefranc 

Ce séminaire explorera les rapports entre violences politiques et société suivant trois axes d’investigation principaux : les rapports de la société civile à la violence, les mobilisations de ceux qui en sont victimes et l’action des pouvoirs publics à l’encontre de cette violence, notamment en matière de politique mémorielle. La réflexion se centrera plus particulièrement sur le cas des attentats djihadistes, qui seront étudiés dans une perspective comparative. Des recherches en cours sur les attentats de masse perpétrés en France et en Europe en 2015-2016 (attentats de Paris, Bruxelles et Nice notamment) seront ainsi mis en rapport avec d’autres travaux, plus anciens ou en cours eux aussi, sur des cas équivalents. Les séances alterneront par conséquent entre discussions collectives autour de publications et présentations de chercheurs invités. Chacune d’entre elles sera en même temps l’occasion de revisiter une grande question sociologique : le conflit, la cohésion sociale, la confiance, les idées, les convictions, le conformisme, etc.

Un second séminaire, inscrit dans le Labex « Les passés dans le Présent » (UPO), est proposé en « bonus.


Pouvoir et élections:   Fronts et Frontières du Politique Christophe Le Digol et  Éric PHÉLIPPEAU

Ce séminaire Fronts et Frontières du Politique part du constat partagé que la politique forme un univers relativement autonome à l’intérieur du monde social mais dont les frontières sont continuellement l’enjeu de luttes de définitions et de négociations entre de multiples acteurs travaillant à leur politisation comme à leur dépolitisation. L’attention pour la construction sociale et historique de la politique a naturellement privilégié les formes et les lieux les plus légitimes de cette activité en délaissant quelque peu ses marges et ses frontières. Ce séminaire tente de comprendre la variété des formes historiques qu’adopte la politique et la manière dont ce que l’on appelle « la politique » se distingue d’autres activités sociales. En mobilisant les outils de l’histoire et de la comparaison, le séminaire mettra l’accent sur les opérations et les mécanismes de délimitation de la politique, sur l’apparition et le développement de systèmes d’incompatibilité (d’ouverture et de clôture) gouvernant les différentes positions du jeu politique. Il portera une attention particulière aux possibilités de cumul de responsabilités politiques, électives ou non. Il s’attachera à apprécier comment ces rôles politiques peuvent être combinés ou non avec l’exercice d’activités professionnelles et à la façon dont des passerelles (revolving door) sont susceptibles ou non d’être dessinées entre le champ politique et d’autres sphères jouxtant ses limites. Il envisagera enfin la redéfinition des frontières du politique en réfléchissant à la combinatoire complexe des intérêts, et des conflits d’intérêts, qui en façonnent également les contours. En ce sens, ce séminaire s’inscrit dans une démarche comparative qui vise à souligner pleinement la « production sociale de la politique, de ses enjeux, de ses règles et de ses représentations » (Lagroye, 2003).


Sorties de conflit : le racisme en procès   Abdellali HAJJAT

Le séminaire introduit les étudiant.e.s aux plus récentes avancées des sciences sociales sur ce thème des racismes et antiracismes. En 2018-2019, il traitera de la lutte contre le racisme au travers de la politique pénale en France et à l’étranger, en focalisant l’attention sur plusieurs questions: les origines de la législation pénale antiraciste, le recours ou non aux autorités par les victimes de racisme, le traitement policier des plaintes pour infractions racistes, la qualification juridique des infractions « à raison de la race, la religion, l’ethnie ou la nation », le traitement judiciaire du parquet et des juges, l’action juridique des organisations antiracistes, etc


Politisation : Le cas des contre mobilisations Annie Collovald

(séminaire commun avec TPP)

Ce séminaire s’inscrit dans la continuité du cours sur l’analyse des mouvements sociaux et des actions collectives. Il s’intéresse plus particulièrement aux mobilisations de groupes réputés réfractaires à l’action collective visible et organisée, généralement situés à droite de l’échiquier politique et appartenant aux fractions sociales aisées ou liées au monde économique. Peu examinées en sociologie politique, ces mobilisations (leur forme, leur temporalité, leur répertoire d’action) sont pourtant centrales pour comprendre à la fois la formation de « causes réactionnaires » ou « conservatrices » perturbatrices de l’ordre démocratique et un des ressorts de la dynamique des mobilisations « progressistes ». Leur analyse permet également d’éclairer des modes d’entente, des formes de plaidoyers et des mécanismes d’apprentissage de compétences politiques très intrigants au regard de ce qui a été mis en évidence pour les mobilisations des groupes défavorisés. Le programme et les modes dévaluation seront donnés lors du premier cours.


Savoirs et idéologies en politique   Arnault Skornicki

Ce séminaire est une formation à la recherche en histoire sociale des idées politiques, qui recouvre une gamme très large d’objets et de méthodes.  D’objets, car la pensée est partout, et pas seulement chez les penseurs professionnels. De méthodes : comme son nom l’indique, l’histoire sociale des idées politiques se situe au confluent de plusieurs disciplines. L’histoire bien sûr, y compris l’histoire des sciences, de la philosophie, de la politique, de l’économie, etc. ; mais aussi la sociologie des intellectuels, des intermédiaires culturels, des partis, de l’État ; de l’analyse du discours, de la rhétorique, etc. On abordera ainsi différentes facettes de ce programme de recherche : qu’est-ce que contextualiser ; la sociologie des intellectuels et des philosophes dans leur rapport à la politique ; les savoirs d’État ou de gouvernements ; la réception et la ré-appropriation des idées politiques dans les groupes populaires ; la circulation des idées et des savoirs, via les intermédiaires culturels, les pratiques de lectures, etc.


Droites extrêmes en Europe  Frédéric Zalewski

 Les succès électoraux et sondagiers du Front National en France prennent place dans un contexte plus large de renouveau des droites extrêmes en Europe. Nombre d’entre eux sont devenus familiers du grand public, grâce à la généreuse couverture médiatique dont eux-mêmes ou leurs leaders ont bénéficié (que l’on pense ici, par exemple, au cas autrichien du FPÖ et de son défunt chef, Jörg Haider). Ces partis ont été regroupés sous le label de new radical right parties par la littérature internationale, indiquant par là le questionnement qu’ils adressent aux catégories biens constituées de la science politique. L’objectif de ce séminaire est double : 1) apporter des éléments de connaissance factuelle sur ces partis politiques, conduisant notamment à interroger leur mouvement de professionnalisation politique et de renouvellement idéologique à partir des années 1970-1980 ; 2) aborder de façon critique la littérature qui leur est consacrée. Les approches dominantes conservent en effet, certes à des degrés variables, une optique libérale faisant de ces partis une déviance de la démocratie, mais négligeant entre autres d’interroger les effets politiques élargis de la « révolution conservatrice » à l’œuvre dans les démocraties occidentales depuis les années 1980.



Modules obligatoires

=>  voie mémoire de recherche, préparation aux méthodes de sciences sociales

=> voie stage, rencontres avec des professionnels

 



Enseignements en langues étrangères

Vous avez le choix entre un séminaire proposé par notre Master (A. Simonin) ou un enseignement pour non spécialistes dans le département de langue étrangères (dans ce cas prendre contact avec ce département dès le début du mois de septembre afin de passer les tests en temps voulu et de signaler votre choix à Sophie Trabon)


Atelier de lecture en Langues étrangères – Cet atelier se propose de familiariser les étudiants à la lecture de sciences sociales en anglais. Anne Simonin 

Ce séminaire se propose d’explorer, en privilégiant une approche bilingue (visionnage de documents en anglais, exposés oraux des étudiants en anglais si possible ou en français) les questions d’actualité du monde anglo-saxon, les États-Unis et le Royaume-Uni en particulier. Le but recherché est de faire participer activement les étudiants, en essayant de « décomplexer » le rapport à la langue anglaise et en vue d’acquérir en huit séances une certitude : en disposant des bases d’une grammaire élémentaire, en s’efforçant d’enrichir son vocabulaire, tout le monde peut parler anglais. Et il vaut mieux parler un anglais imparfait que rester silencieux en étant paralysé par une impossible perfection. Une maîtrise correcte de l’anglais, en particulier à l’oral, est aujourd’hui indispensable dans la recherche comme dans les filières de professionnalisation. Les étudiants de Master disposent de ces bases que ce séminaire cherche à renforcer. Les sujets traités sont des sujets de l’actualité la plus immédiate, y compris polémique afin de favoriser les jeux de rôle et l’exposition de points de vue différents mais toujours argumentés en raison, mobilisant les références de sciences politiques, de philosophie, de littérature, de cinéma etc. propres à chaque intervenant. Un dossier de presse en langue anglaise est remis d’un séminaire sur l’autre. Le contenu de ce dossier fait l’objet d’un exposé oral de dix minutes présenté par deux groupes d’étudiants à chaque séance. La note est collective. L’important est d’amorcer une  progression dans le maniement de la langue anglaise, certes, mais aussi dans la maîtrise des techniques de plan, de fluidifier la présentation orale et d’éprouver le bénéfice du travail en commun. Le contrôle est continu, fonction de la présence régulière, de la participation active, volontaire et réitérée aux deux présentations orales de dix à quinze minutes qui ont lieu à chaque séminaire. Un dossier de presse constitué par chaque groupe d’étudiant avec un résumé de deux pages en anglais est demandé à la fin du séminaire et se voit attribué une note qui participe à la notation globale de l’étudiant.

Pour tout renseignement complémentaire : anne.simonin@ehess.fr



Ouverture d’enseignements de spécialisation d’autres départements sur justification du parcours


Gestion des collectivités territoriales (GCT)


Politique de la ville   Thomas Kirszbaum

Ce séminaire propose aux étudiants une réflexion sur la politique de la ville, appréhendée dans une double perspective historique et comparative. Il s’agit tout d’abord de replacer le « problème des grands ensembles » dans une histoire longue de l’habitat populaire et de montrer comment les objectifs et instruments de la politique de la ville, née en réponse à ce problème, ont évolué au fil du temps. La question française des « banlieues » est n’étant pas isolée, la seconde partie du séminaire sera consacrée à une comparaison avec les États-Unis. Seront successivement évoquées : la ségrégation spatiale des minorités, la quête de « mixité » dans à travers les politiques de rénovation urbaine, la participation des habitants dans les politiques urbaines des deux pays.


Cultures et territoires Emmanuel Wallon

Après avoir rappelé les fondements de l’action publique dans le domaine culturel, le séminaire procède à une analyse en détail de la répartition des compétences entre les collectivités, selon les disciplines et les missions. Arguments identitaires à l’échelle d’un territoire, stimulants dans la concurrence économique entre les villes, ou encore instruments d’une ambition plus globale ? Les politiques culturelles communales et intercommunales, départementales et/ou régionales sont questionnées dans leurs principes, leurs objectifs, leurs méthodes, leur financement et leurs effets, à travers des exemples et des enquêtes.

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 Droit public / Parcours Droits de l’Homme


Protection internationale des droits de l’homme : fondements et principes Myriam Benlolo-Carabot et Stéphanie Hennette Vauchez

Ce cours se présente comme un cours approfondi relatif au droit international des droits de l’Homme (DIDH); il est attendu des étudiant-es qu’ils fassent le travail d’acquisition des connaissances techniques à titre préparatoire, afin que les discussions et échanges en cours permettent le développement d’analyses critiques originales. Il inclut un retour réflexif et historique sur les acteurs et les conditions de naissance du DI et du droit européen des DH, ses principes fondateurs (la place de l’individu en droit international, la juridictionnalisation du edroit international …), ses méthodes (l’interprétation en droit international et européen),  et son efficacité (quelle autorité, quels modes d’exécution du DIDH? Quelles similitudes / différences entre les niveaux de protection régionaux et universel des DH ?). Le cours se termine par quelques séances thématiques (le droit à une nationalité en DIDH; le genre dans le droit européen des droits de l’Homme…) qui permette de rassembler, autour d’une question particulière, l’ensemble des perspectives d’analyse critique éprouvées durant le cours.


Droits et santé de la bioéthique   Tatiana Gründler et Stéphanie Hennette-Vauchez

Le cours de droit de la santé et de la bioéthique vise à inviter les étudiant-es à réfléchir à la manière dont des concepts centraux et parfaitement classiques du droit (le consentement, par exemple) sont affectés et altérés par le développement du droit de la santé et de la bioéthique. Ainsi, après une séance de cadrage qui rappelle à chacun-e les sources et grands chapitres du droit de la bioéthique, quelques séances sont consacrées à des grandes problématiques transversales: libertés de circulation (« tourisme bioéthique »), le droit et le fait (à travers, notamment, la question de la GPA: quelle réponse du droit face à une pratique sociale souvent interdite, mais en expansion?), nécessité médicale et atteinte à l’intégrité corporelle (cf. par ex., l’actualité des questions juridiques autour de la circoncision). Enfin, plusieurs séances sont consacrées à des questions spécifiques: avortement, transplantation d’organes, fin de vie…


Droits de l’asile et de l’immigration Serge Slama

« Le droit des étrangers et de l’asile est une matière en perpétuelle évolution. Elle obéit néanmoins à un certain nombre de constantes en étant tiraillée entre le droit et la politique, entre les exigences du respect des droits de l’homme et les tentations souverainistes et protectionnistes des Etats. C’est aussi une matière qui relève de plus en plus de règles et jurisprudences internationales et européennes, particulièrement celles de la Cour de justice de l’Union européenne et de la Cour européenne des droits de l’homme. En droit interne, ce droit a longtemps été caractérisé par une situation « d’infra droit », dépendant essentiellement des circulaires et pratiques administratives avec un contrôle juridictionnel quasi-inexistant. Toutefois depuis le début des années 1980 les interventions du législateur sont de plus en plus fréquentes (une loi tous les deux ou trois ans, en fonction des alternances politiques) et les textes légaux et réglementaires se sont multipliées (au point qu’un Code – le CESEDA – a été créé en 2005). 
Le cours sera essentiellement orienté sur la dimension contentieuse du droit des étrangers. Le contentieux des étrangers représente en effet une part significative de l’activité des juridictions. De nombreux étudiants issus des formations de M2 en droits de l’homme exercent une activité dans ce secteur (comme avocat, au sein d’ONG ou d’organisation internationales, comme magistrats ou au sein de l’administration). Dans une démarche clinique, il s’agira à partir de dossiers concrets de dégager des stratégies de défense des étrangers et des demandeurs d’asile aussi bien devant les juges administratifs, judiciaires, mais aussi devant le Conseil constitutionnel, la CJUE ou la Cour EDH.  L’étude de ces cas contentieux permettra de dégager les traits saillants de la matière et ses principales évolutions »
Voir aussi Centre de recherche et d’études sur les droits fondamentaux (CREDOF) et Blog Combats pour les droits de l’homme (CPDH

Master Langues, littératures et civilisations étrangères 

Spécialité : Cultures politiques et sociétés d’Europe centrale et orientale

Institutions, politique et gouvernance Russie et Etats post-soviétiques Jean-Robert Raviot

Ce cours-séminaire vise à fournir les outils fondamentaux de l’analyse des institutions politiques, administratives et économiques de la Russie et des Etats post-soviétiques.


Sociétés, identités et mobilisations espace post-soviétique Ioulia Shukan et Anne Le Huérou

Ce cours porte sur l’analyse du changement social (situation démographique, migrations, nationalisme et xénophobie, inégalités sociales et stratégies d’adaptation des populations), ainsi que des formes de mobilisations collectives (identitaires, politiques ou sociales) dans les États issus de la décomposition de l’URSS. Son objectif est de permettre aux étudiants de porter un regard informé et analytique sur les sociétés post-soviétiques et leurs pratiques.


Géopolitique de la Russie  Jean-Robert Raviot

Ce cours vise à fournir les outils de l’analyse géopolitique à mettre en œuvre pour étudier les espaces post-soviétiques, avec une attention particulière pour la Russie, du point de vue économique, politique, sécuritaire, démographique, énergétique et environnemental, ainsi que leur insertion dans l’espace global et les relations internationales contemporaines. Enseignement magistral mutualisé avec le cursus de Master Géopolitique (Université Paris VIII Saint-Denis), assuré sur le campus de l’Université Paris VIII


 


Syllabus des séminaires