Modules intervenants professionnels voie « stages »

 

« Solidarité internationale et mouvements sociaux » (Echanges et partenariats)

Dernière née du réseau IPAM (Initiative Pour Un Autre Monde), Échanges et Partenariats est une association qui milite pour le respect des droits pour tous, qui s’engage auprès des acteurs de solidarité internationale pour appuyer leurs luttes en réaffirmant le partenariat comme moyen fondamental de construire des solidarités entre les sociétés civiles et les acteurs de la solidarité internationale. E&P cherche également à donner à chacun des éléments de réflexion sur nos modèles de société et des pistes d’actions collectives. Cette intervention a pour vocation d’introduire les réseaux de solidarité auxquels appartient E&P,  son héritage politique, son programme d’échanges et par là même de s’interroger et d’échanger avec les étudiant(e)s autour des questions de solidarité internationale, des modes d’engagements, des questionnements et enjeux qui traversent aujourd’hui les mouvements sociaux.

Anne Le Huérou et Lorna Mccallum, Echanges et Partenariats

Anne le Huérou, sociologue, enseignante à l’université Nanterre, membre du conseil d’administration d’Echanges et Partenariats. Lorna Mccallum compose l’équipe salariée d’Échanges et Partenariats et est également présidente du réseau IPAM. Toutes deux seront accompagnées d’un ou deux anciens volontaires du programme qui participeront aux échanges à partir de leur propre expérience et parcours d’engagement.

 


« Gestion de projets internationaux »

Ce module consiste en une série d’interventions reposant sur une approche double: d’une part, l’enseignant présentera aux étudiant(e)s les différentes étapes du cycle de projet (programmation, élaboration, financement, mise en œuvre, évaluation) et les outils communément utilisés à chaque étape (arbre à problème, tableau des acteurs, cadre logique, indicateurs quantitatifs et qualitatifs, risques et hypothèses, outils d’évaluation). D’autre part les étudiant(e)s élaboreront, en groupes, des projets internationaux de développement ou d’action humanitaire, sur la base de partenariats réels ou fictifs qui seront définis au début du module en accord avec l’enseignant et en fonction de l’intérêt des étudiant(e)s. A chaque séance, leur projet prendra forme en mettant en application les outils présentés en cours et aboutira à la rédaction d’une proposition de projet sur le modèle de la Commission européenne.

Olivier Ferrando

est docteur en science politique de l’IEP de Paris, spécialiste des questions identitaires en Asie centrale. Il dispose d’un double profil d’enseignant-chercheur avec des charges de cours notamment à Paris 1 Panthéon Sorbonne et à l’IEP de Paris, et de praticien de la coopération internationale et de l’aide au développement grâce à ses expériences pour le Ministère des affaires étrangères, la Commission européenne et diverses organisations non gouvernementales dans les Balkans, en Afrique australe et orientale et en Asie centrale.


 

« Cartographier l’international »

A travers quelques thèmes de l’actualité internationale (Migrations et circulations globales;  frontières, territoires et conflits;  inégalités et colonialisme) nous déconstruirons la carte pour mieux en comprendre la logique et les intentions à l’origine de sa composition. Nous verrons pourquoi et comment la carte est un objet qui représente tout sauf la réalité, qui est le produit d’une construction intellectuelle subjective et par conséquent, une représentation facile à « manipuler » et très efficace à utiliser comme instrument de « propagande » notamment à l’international.

 

Philippe Rekacewicz

est géographe, cartographe et information designer. Après avoir achevé ses études de géographie à l’université de Paris I (Panthéon-Sorbonne), il devient – de 1988 à 2013, un collaborateur permanent du mensuel français Le Monde. Il a parallèlement dirigé, de 1996 à 2008, une unité cartographique — délocalisée en Norvège — du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), le GRID-Arendal. Spécialisé en géopolitique et relations internationales (Moyen-Orient, Arctique et espace postsoviétique), Il suit aussi particulièrement les questions relatives aux circulations (migrations, réfugiés et déplacements forcés de population) ainsi que la problématique des frontières qui y est associée. Il travaille actuellement sur plusieurs projets socio-géographiques (utilisation concurrentielle et production de l’espace public/privé, perception et représentation des frontières) et s’intéresse aux relations qui unissent la cartographie avec l’art, la science et la politique (apports de l’art dans la production des cartes et utilisation politique de la carte comme objet de propagande et de manipulation). Il conduit enfin une recherche sur « les nouvelles écritures cartographiques » et l’émergence de la cartographie radicale (ou critique ou encore expérimentale). Depuis 2006, il participe à des projets carto-artistiques  et « d’art politique » dans divers pays européens. Depuis janvier 2017, il est chercheur-associé rattaché au département d’anthropologie de l’université d’Helsinki pour un programme de 5 ans (crosslocations). Il « co-anime» avec Philippe Rivière, le site visionscarto.net depuis 2014.

 


« Trajectoires et pratiques du journalisme international » (Mediapart)

Quels sont les multiples parcours personnels qui peuvent mener à pratiquer le journalisme spécialisé dans les thématiques internationales, dans les rédactions françaises ou depuis l’étranger comme correspondant ? Comment s’emparer des évènements qui surviennent à l’étranger, avec notre regard extérieur, et y intéresser un auditoire ou un lectorat français parfois très éloignés de ces sujets tant géographiquement que mentalement? Comment établir un regard et une couverture de l’étranger sans tomber dans les clichés, ou en s’appuyant sur eux pour mieux les dépasser ? Le métier de journaliste international se confronte aux grandes questions géopolitiques comme aux aspects très concrets de la vie quotidienne des habitants des pays couverts. Sa pratique est-elle fondamentalement différente de celle d’un reporter couvrant la société française ? Si elle l’est, c’est certainement plus dans la manière qu’a le correspondant ou le reporter international de se plonger dans un environnement qui n’est pas le sien, de s’en imprégner, de le comprendre pour en rendre compte au mieux à ses compatriotes, tout en gardant conscience qu’il reste lui-même étranger à ce milieu dans lequel il évolue.

Mathilde Goanec et Camille Magnard, Mediapart/France Culture

sont journalistes, respectivement chargée des questions sociales chez Médiapart et présentateur de la revue de presse internationale sur France Culture. Tous deux ont fait le choix après leur formation en école de journalisme en 2006, de partir à l’étranger, en Asie Centrale puis en Ukraine, pour y acquérir une expérience de reportage international. Ils y ont travaillé pendant 4 années pour de nombreux médias francophones, écrit et radio. Rentrés en France en 2010, ils ont connu plusieurs années de pige avant de rejoindre les rédactions de Médiapart et France Culture.

 


 

«  Evolution du dispositif de soins « hors les murs »: de MSF au Samu Social International

La naissance de dispositifs de soins projetés dans le monde civil se base sur un concept révolutionnaire issu de la médecine de guerre: l’idée de l’hôpital se projetant hors ses murs sur la scène de l’incident pour apporter les premiers soins sur place, et prendre en charge les victimes directement sur le lieu de l’incident ou de la crise pour les traiter en urgence et les accompagner vers une structure spécialisée. Sur ce concept naissent en France Médecins Sans Frontières (1972), d’un part, le SAMU (fin années 60 – officialisé par la loi de 1986) et le SAMU SOCIAL (1993) de l’autre. Ces dispositifs impliquent l’élaboration d’une doctrine médico-sociale de l’urgence, ainsi que la formation et la logistique de professionnels de l’urgence, et la mise en place d’une équipe de coordination et régulation des interventions via un numéro gratuit d’appel d’urgence (15, 115). Dès que ces deux réalités, françaises à l’origine, s’exportent à l’étranger (MSF, SAMU de France, SAMU SOCIAL INTERNATIONAL) et deviennent des références internationales de la médecine humanitaire et dans la réponse aux situations de crise, l’enjeu devient politique. La présente conférence expose les enjeux majeurs d’une médecine d’urgence à l’international, dans nos sociétés où les “Affaires Humanitaires” sont désormais une partie importante, stratégique, dramatiquement actuelle de la géopolitique mondiale (Bureau OCHA de l’ONU 1992 qui complète l’action du CICR), tout comme de la politique interne de chaque pays.

Docteur Xavier Emmanuelli, Samu Social International

Urgentiste SAMU, co-fondateur de MSF, Fondateur du Samu Social et Président Fondateur du Samu Social International, ancien Secrétaire d’Etat à l’Action Humanitaire, ancien président du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées (1997-2015), spécialiste de l’exclusion (adultes et enfants des rues)

 


« La critique au sein de l’humanitaire: l’apport des sciences sociales » (MSF)

Michaël Neuman fera une présentation de l’association Médecins sans Frontières, de son histoire, de sa structure et de ses missions ainsi que du rôle qu’y joue la réflexion critique. Lui-même coordinateur du Centre de réflexion sur l’action et les savoirs humanitaires (MSF – Crash), il exposera le rôle et les fonctions de ce think tank interne et l’intérêt de mêler expérience opérationnelle et expertise issue des sciences humaines et sociales.

Michaël Neuman, Médecin Sans Frontières (MSF)

Directeur d’études au Crash depuis 2010, Michaël Neuman est diplômé d’Histoire contemporaine et de Relations Internationales (Université Paris-I). Il s’est engagé auprès de Médecins sans Frontières en 1999 et a alterné missions sur le terrain (Balkans, Soudan, Caucase, Afrique de l’Ouest notamment) et postes au siège (à New York ainsi qu’à Paris en tant qu’adjoint responsable de programmes). Il a également participé à des projets d’analyses politiques sur les questions d’immigration. Il a codirigé « Agir à tout prix? Négociations humanitaires, l’expérience de MSF » (La Découverte, 2011) et « Secourir sans périr. La sécurité humanitaire à l’ère de la gestion des risques » (CNRS Editions, 2016).

 


L’AFD, sa stratégie et ses interventions sur la thématique de l’énergie dans les pays en développement et émergents

L’Agence Française de développement (AFD)

Christian de Gromard, Agence Française de Développement (AFD)

Ingénieur électricien, C. de Gromard s’est très tôt orienté vers les énergies renouvelables (EnR) et la maîtrise de l’énergie dans les pays en développement (PED). Après une première expérience industrielle dans l’appareillage électrique, il a travaillé en 1980-1981 à l’Indian Institute of Science (Bangalore) sur des projets de mini-centrales hydroélectriques et d’électrification décentralisée. En 1982, il rejoint l’Agence Française de Maîtrise de l’Energie (AFME, devenue l’ADEME) comme responsable Afrique. Après avoir lancé le concept de pré-électrification, il crée en 1987 un bureau d’ingénierie spécialisé sur l’électrification rurale et sur les EnR dans les PED. Entré en 1993 à l’AFD, il a été chargé du pôle « Climat » au Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), puis chef de projet Energie dans différentes géographies (Maghreb, Afrique subsaharienne, Brésil, Chine, Inde, Thaïlande, Outre-Mer français …). Référent Energie depuis 2009, il coordonne l’élaboration de la stratégie Energie de l’AFD.


« Observer les frontières en réseau » (Migreurop)

Migreurop est un réseau d’associations, de militants et de chercheurs présents dans une vingtaine de pays d’Europe, d’Afrique et du Proche-Orient. Son objectif est de faire connaître et de dénoncer les politiques de mise à l’écart des personnes en migration, en particulier l’enfermement dans des camps, les formes diverses d’expulsion, la fermeture des frontières ainsi que l’externalisation des contrôles migratoires pratiquée par l’Union européenne et ses États-membres. Le réseau contribue ainsi à la défense des droits fondamentaux des exilés (dont celui de « quitter tout pays y compris le sien ») et à promouvoir la liberté de circulation et d’installation. www.migreurop.org  | www.frontexit.org | www.closethecamps.org | FB et Twitter @migreurop

L’intervention reviendra sur les origines du réseau, ses positionnements, ses thématiques et axes de travail, ainsi que sur son mode de fonctionnement, avec un focus sur les programmes d’envoi de volontaires sur le terrain auxquels le réseau participe et le projet/la mobilisation Close the Camps.

 


« Accueil des réfugiés et nouvelles technologies » (Singa)

Créée en 2011, SINGA est une communauté ayant pour objectif de créer des ponts entre les personnes réfugiées en France et leur société d’accueil. SINGA favorise l’émergence d’espaces et d’outils de rencontre, d’échange et de collaboration entre les personnes réfugiées et leur société d’accueil afin de favoriser le vivre ensemble, l’enrichissement culturel et la création d’emplois.

 


« Travailler en/sur l’Europe« 

L’Union européenne est devenue au cours des dernières années une dimension incontournable de nombreuses politiques publiques, mais aussi secteurs de l’économie. De plus en plus, elle est aussi un élément du débat public national dans les Etats membres. Ce module se donne pour objectif de questionner le secteur européen de l’emploi, c’est-à-dire des emplois à dimension européenne.

Philippe Perchoc est analyste au Service de Recherches du Parlement européen et professeur invité au Collège d’Europe à Bruges et à l’Université de Louvain. Il est docteur en science politique, auteur des livres « Correspondance européenne », PULouvain, 2014 (ouvrage ayant obtenu le prix « Mieux comprendre l’Europe ») et « Les Etats baltes et le système européen », Peter Lang, 2014. Il a aussi co-créé sur Facebook un groupe d’entraide sur les stages en Europe qui compte plus de 41 000 membres: la Communauté Européenne du Stage


«  Projets internationaux de développement». CCFD

Créé en 1961, le CCFD-Terre Solidaire lutte durablement contre la faim en s’attaquant à ses causes, des plus locales aux plus globales. Le CCFD-Terre Solidaire appuie des projets internationaux de développement menés avec des partenaires locaux dans une soixantaine de pays. En France, il développe des actions de sensibilisation et d’éducation à la solidarité internationale, pour bâtir une société mondiale solidaire. Il mène aussi des actions de plaidoyer auprès des décideurs politiques et économiques français, européens et internationaux. Le CCFD-Terre Solidaire travaille autour de grands enjeux : renforcer la sécurité et la souveraineté alimentaires ; s’engager pour une économie qui réponde à une exigence de justice et qui soit au service de tous les humains et du bien commun ; renforcer les sociétés civiles et l’action politique ; développer l’approche internationale des migrations ; travailler à l’instauration d’une paix durable au service du développement ainsi qu’autour de 2 axes transversaux : la viabilité écologique et la justice environnementale ; l’égalité femmes-hommes.

Emmanuelle Bennani-Caillouët interviendra sur les origines du CCFD – Terre Solidaire, ses axes de travail, la manière dont il conçoit le partenariat avec des acteurs du Sud et de l’Est et sur le métier de chargé·e de mission.


« Témoignage d’un parcours dans la solidarité internationale »

Echanges et rencontre informelle avec Maël Galisson, diplômé du master « Migrations internationales, spécialité Conception de projets en coopération pour le développement » de l’université de Poitiers. Maël a occupé pendant deux années (2010/2012) le poste de chargé de suivi/évaluation dans le cadre d’un projet de développement mené par Caritas dans la vallée du fleuve Sénégal en Mauritanie. A son retour en France, il est devenu pendant trois ans, de juin 2012 à mai 2015, coordinateur de la Plate-forme de Services aux Migrants (PSM), réseau d’associations de soutien aux personnes exilées présentes dans le nord de la France. Suite à cette expérience, il a mené pendant un travail d’enquête sur les personnes migrantes mortes à (et à cause de) la frontière franco-britannique et a contribué à la rédaction de l’ouvrage « La Jungle de Calais ». Depuis octobre 2018, Maël est chargé de mission au sein de l’association Grdr Migration-Citoyenneté-Développement.

 


« Le Grdr, migration, citoyenneté, développement. D’une logique d’acteurs à une logique de territoires : migrants et double-espace »

Le Grdr est un acteur du développement dont l’action repose sur un véritable projet associatif porté par ses adhérents et ses salariés depuis bientôt 50 ans ; sur près d’un demi-siècle, la migration a évolué et les contextes géopolitiques aussi. Le Grdr s’y est adapté, à la fois dans la fidélité aux territoires et à ses propres valeurs, mais aussi par l’adaptation et l’innovation. Cette association est présente à la fois en Afrique subsaharienne et désormais en Afrique du Nord mais aussi en France, sur ce qu’elle appelle le double espace, celui des territoires de départ et de transit, et celui des territoires d’accueil. Les migrants, les diasporas sont le lien entre ces territoires et la migration est considérée par le Grdr comme une ressource au service de territoires solidaires.

Francis Monthé

Professeur agrégé de l’Université, ancien étudiant en géographie à l’Université de Nanterre (1966-1971 puis 2008-2010), Francis Monthé intéressé plus particulièrement par l’Afrique subsaharienne, s’est engagé dès son départ à la retraite dans la solidarité internationale et plus particulièrement au Grdr Migration-Citoyenneté-Développement dont il est devenu secrétaire, puis trésorier et désormais président.

 

 


«  Construction du projet professionnel »

Chaque séance consistera en deux volets. Le premier volet proposera un travail collectif de repérage de domaines professionnels et de métiers de l’international. Le deuxième volet sera consacré à la préparation de la candidature de stage : construction d’un projet, recherche d’un organisme d’accueil, CV, lettre de motivation, suivi de la candidature.

Anna Colin Lebedev

est maître de conférence en science politique à Nanterre. Elle a une expérience professionnelle diversifiée dans le domaine académique, mais aussi dans les univers de la coopération internationale, de la diplomatie et de l’entreprise.


 

« Méthodologie du rapport de stage »

Comment analyser votre institution et vos activités puis produire un rapport de stage à partir de ces analyses? Ce cours reviendra sur les postures, les étapes et les démarches qu’il convient de suivre pour réaliser un rapport de stage en s’appuyant sur des études des cas et l’analyse des rapports de stages des étudiants vous ayant précédés.

Karen Akoka

est maître de conférence en science politique à l’Université Paris Nanterre. Elle a encadré  de nombreux mémoires de recherche et de stage dans ce cadre.

 


« Projection et débat autour du documentaire de F. Johsua Nous vengerons nos pères »

Florence Johsua

est Maîtresse de conférences en science politique à l’Université Paris Nanterre et chercheuse à l’Institut des Sciences sociales du Politique (ISP). Elle a récemment publié Anticapitalistes. Une sociologie historique de l’engagement (La Découverte, 2015). Elle est auteure et coréalisatrice (avec Bernard Boespflug) d’un film documentaire, Nous vengerons nos pères (coproduction Public Sénat, France Télévisions & Comic Strip Production, 2017).


Théâtre, littérature et politique. Rencontre avec l’équipe du théâtre des Amandiers à Nanterre et Invitations pour un spectacle